Le Rocher : un engagement dans les cités

Le Rocher : un engagement dans les cités

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Ce lundi, deux jeunes volontaires sont venus nous présenter le projet du Rocher. Celui-ci a commencé en 2000, quand Cyril Tisserand, éducateur spécialisé, s’installe dans un HLM d’une cité à coté de Paris. Comme Cyril, tous les volontaires du rocher vont s’installer pour une période de six mois ou plus dans une cité pour vivre avec les familles y vivant. Leur but est de promouvoir l’engagement social, encourager la réussite scolaire, valoriser les talents, soutenir les parents, favoriser l’insertion sociale et professionnelle.

Nous avons eu la chance de pouvoir écouter le témoignage de Cécile, jeune belge de 19 ans qui vient de passer un an dans une cité de Paris. Celle-ci a pu nous témoigner de toute sa joie d’avoir pu faire cette expérience et nous a expliqué comment cela se passait.

Tout d’abord il faut savoir faire preuve d’une grande adaptation car même si le matin, tous les membres de l’antenne se retrouve pour un temps spirituel, le reste du programme de la journée n’est jamais à cent pour cent garanti car les gens sont très spontanés et n’hésite pas à t’inviter à manger ou te demande de l’aide pour quelque chose. Il faut également faire tomber tous les stéréotypes, ce qui n’est pas forcément évident au début, mais petit à petit on finit par se sentir chez soi.

Aller à la rencontre des gens est primordial et c’est un pilier de l’association. Un soir par semaine, ils sortent le soir pour parler avec les jeunes qui zonent dehors et qui sont souvent abandonnés à eux-mêmes et donc tentés par toutes sortes de trafics lucratifs mais illégaux. Le rocher organise également des camps d’été pour les jeunes, qui ne sont pour la plupart jamais partis en vacances. Les volontaires peuvent également amener des jeunes chez eux pour les vacances.

Tous ces éléments font que le rocher est beaucoup apprécié dans les cités et qu’il est réellement une bouffée d’air pour toutes ces familles qui font appel à lui. Les volontaires créent des liens très forts avec les gens là-bas et c’est toujours un déchirement à la fin de l’année de les quitter et de rentrer chez soi. L’expérience acquise tout au long de l’année est très précieuse et la joie reçue et donnée est encore plus grande, les volontaires en ressortent tous grandis et très heureux d’avoir fait le grand pas et s’être un jour jetés dans l’aventure.

Baptiste Lombart