Au cours de la conférence du 16 mars 2026, qui s’est tenue au foyer Saint-Paul, nous avons eu le privilège d’écouter une intervention de Dominique Lambert concernant l’intelligence artificielle et la nécessité pressante d’une analyse critique.
Le conférencier, qui est à la fois scientifique et philosophe, nous a encouragés à considérer le rôle de l’intelligence artificielle dans notre société en confrontant les perspectives de la foi et de la technologie. Il s’inspire notamment de penseurs tels que Paolo Benanti ou Éric Salobir, qui prônent une intelligence artificielle éthiquement développée.
Au lieu de s’opposer à l’IA, l’Église préconise une perspective appelée « algor-éthique », basée sur des valeurs telles que la transparence, la responsabilité et le respect de la dignité humaine.
Toutefois, la conférence a également souligné des dangers réels, y compris l’utilisation militaire de l’IA, qui est capable de repérer et viser des personnes automatiquement. Cela soulève une question cruciale : quelle est l’étendue à laquelle nous pouvons confier nos décisions aux machines ?
Un autre défi crucial est lié aux données, qui sont le véritable moteur de l’IA. Leur utilisation pose des questions éthiques, légales et même environnementales ou de justice sociale.
Pour conclure, Dominique Lambert a souligné les contraintes essentielles de l’intelligence artificielle : sa capacité se limite à ce qui est passé et elle ne peut substituer la créativité, la liberté et l’interaction humaine.
Cette conférence souligne que l’intelligence artificielle est un instrument puissant, mais qu’elle doit demeurer au service de l’humanité, sans jamais réduire l’individu à une simple opération calculatrice. Monsieur Lambert nous a fait prendre conscience de la place que nous aurons dans la société de demain et de la responsabilité qui nous revient face aux nouvelles technologies.
Giulietta
